Qu'a-t-on appris du passé ? Cette question se pose avec force lorsque l'on prend connaissance du projet immobilier du 57 rue Jules Auffret. Comment peut-on refaire aujourd'hui les mêmes choix d'urbanisme désastreux d'il y a 30 ans ?
Au lendemain de la destruction de la cité de la Courneuve, alors que l'ensemble des Courtillières est en piteux état, on projette de reconstruire, avec les mêmes matériaux, des immeubles de logements tout aussi inhumains.
Comment se concrétise le discours de nos élus, dans lequel reviennent les mots "concertation", "humanisation", "amélioration du cadre de vie", "écologie", "respect de l'environnement", "vie de quartier" ? Fraîchement emménagés à Pantin, nous avions envie d'y croire. Nous constatons amèrement que la rentabilité à tout prix aura eu raison de ces belles idées.
Avec quel bon-sens peut on expliquer que tout Pantin soit concerté pour la ZAC Jean-Jaurès alors que les riverains immédiats du projet Jules Auffret sont mis devant un fait accompli ?
Cette opération a été menée sans aucune considération pour les futurs habitants qui seront logés au ras de la rue Jules Auffret et de ses nuisances, sans aucune préoccupation écologique puisque cette implantation sans retrait implique l'abattage des arbres majestueux qui bordent les rues Jules Auffret et Paul Bert, au mépris des actuels voisins qui se voient imposer (alors que d'autres choix existent) la sortie des parkings et la présence des poubelles de 102 logements, et à celui des passants qui devront toujours se tasser pour passer sur des trottoirs minuscules.
Cerise sur le gâteau ou explication, nous apprenons que ce projet est l'oeuvre d'architectes habitant le coeur du Paris historique et bien étrangers au souci de rendre plus agréable la vie d'un quartier, qui pour être périphérique à la capitale n'en demeure pas moins le nôtre.
Pour vous faire une idée du projet, voyez les images
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